Toutes les publications
-
S’il s’agit de rendre hommage à l’histoire du cabaret, la décision de mettre sous silence l’aspect comique, théâtral et même érotique de cet art du spectacle fait des performeur·euses les acteur·ices d’une fracture qui ne tient pourtant que de l’industrie et de ses institutions.
-
La caméra est là. Sa présence intrigue d’abord, les élèves la regardent comme un nouvel élève apparaissant à la rentrée. Peu à peu, elle s’installe comme une simple camarade, prenant sa place au point de s’effacer.
-
Tout ça pour dire qu’il n’y a parfois peut-être pas besoin d’aller au-delà des commentaires en dessous d’une bande-annonce pour comprendre un film.
-
La passion n’est jamais totalement expiée. Andrew ne verra jamais le jazz que par le prisme de la performance, de l’exposition de soi en dépit des autres. Il n’est plus un joueur dans un orchestre, il aspire à être une star et à effacer…
-
Le film, dans sa cruauté imprévue, surprend une dernière fois, en accordant une ultime parole à son personnage. Une fois ce geste accompli, il n’a plus qu’à suivre Mahin dans son abandon, jusqu’à la voir lui tourner le dos, et l’abandonner aussi.
-
Finalement, le projet le plus orgueilleux est le film lui-même. The Brutalist, par sa durée, l’immensité de ses décors, et sa division par un entracte, propose une expérience unique, mais dont les failles perdent vite le public.
-
Il n’est pas anodin de parler de groupuscules violents d’extrême droite pendant que d’autres factions moins explicites séduisent l’électorat. Il est de fait assez perturbant de voir comment un phénomène de société peut si facilement se traduire au cinéma dans une situation personnelle, singulière,…
-
Mustang est un film sur la liberté. Au gré de leurs escapades interdites, les personnages tentent d’échapper à la vie qu’on leur impose. Bien qu’il n’y ait pas de violence physique, on fait l’expérience avec les personnages des tortures psychologiques qu’on leur inflige.
-
Le dispositif de visionnage est intéressant. Il convoque la salle de cinéma pour y projeter une émission que l’on est habitué·e à regarder chez soi, changeant ainsi sa réception. Dans une salle, chaque rire est public, la fédération passe par l’humour, ou par le…
-
Le problème des films autobiographiques est qu’ils sont tous faits par des cinéastes déjà assis dans leur profession. Quel écho, alors, chez le public de cinéma ? Francesca Comencini essaye de dévier le sujet du film vers sa relation avec son père. Elle prend…
-
Willie survit. Pas Jojo. Willie refait sa vie. Pas Jojo. Peut-être que La Pampa pourra révéler à des personnes totalement déconnecté·es de la réalité ce qu’est l’homophobie et qu’il sera utile. Moi, j’ai été ramené·e à mes peurs, mes angoisses, sans que jamais le…
-
Si la diffraction narrative crée curiosité et fascination, au lieu de l’agacement et de l’abandon, c’est qu’elle est portée et compensée par une indéniable maîtrise audiovisuelle. Le film se fait lieu d’émotions partagées, suscitées moins par l’histoire que par les moyens qui la captent.
-
À l’inverse de Whiplash (Damien Chazelle, 2014) on ne voit que très peu l’entraîneur à l’écran, sa présence est fantomatique : il hante les lieux et n’a pas besoin d’être là pour exercer son influence sur ses anciens élèves. Ses mots résonnent encore dans…
-
C’est drôle, le parallèle se fait tout naturellement dans ma tête entre Nosferatu et Babygirl, que j’ai vu et critiqué la semaine dernière. On la joue safe, donc paradoxalement on la joue viol : on la joue concours de phallus.
-
Les biopics qui prennent pour sujet une femme ont une portée sociologique dont l’importance dépasse les simples considérations cinématographiques. Entre approche intime et biais de genre, la ligne est fine.
-
Si les films s’inspirent naturellement entre eux, La Forme de l’eau échoue à dépasser ses références. Son scénario n’offre rien d’original, même si certains clichés sont intégrés avec plaisir. C’est comme si tout était fait pour ne pas être trop fantastique, par crainte d’assimiler…
-
Bienvenue dans une des plus belles injonctions contradictoires de la féminité hétéronormée au temps du féminisme libéral : sois forte, mais uniquement sur le papier, car c’est seulement au lit que tu trouveras le bonheur, quand tu seras mon objet.
-
En recréant cette sensation particulière au voyage, Hiver à Sokcho fige la société coréenne dans un reflet tronqué, un miroir qui en épaissit les traits et qui parfois les déforme. Le regard de l’étranger, repris à l’écran par Yan Kerrand (Roschdy Zem), écrivain et…
-
Le PIAFF, Paris International Animation Film Festival, est un festival qui s’est déroulé du 16 au 19 janvier 2025 et auquel nous vous invitons à participer l’année prochaine ! Il propose chaque année et pour des prix variant de 6,80 (étudiant) à 9 euros…
-
C’est ce point qui pour moi différencie Mamma Mia! de la majorité des comédies musicales : puisque le film a été créé à partir des chansons d’ABBA, elles n’illustrent pas le récit, mais le font exister. Cette inversion est particulièrement jouissive, et écouter rétrospectivement…
-
Le mastodonte Cannes et la galerie de gros festivals régionaux (Annecy, Alpe d’Huez…) ne sauraient faire oublier la diversité française en la matière. On compte plus de 700 festivals de cinéma dans l’hexagone. En voici trois qui proposent des expériences exceptionnelles pour jeunes critiques.
-
On a l’impression d’y voir filtrer les relents d’une croyance en un ailleurs, en la possibilité d’une incongruité dans la grisaille du quotidien, un bras tendu du libéralisme vers la main fatiguée des opportunistes.
-
Dans ce film réalisé par Walter Salles et scénarisé par Murilo Hauser et Heitor Lorega, le cinéma, dans sa technique et dans sa narration, s’emploie à faire s’identifier le public aux personnages. Ce procédé efficace, mais questionnable, permet de rendre compte de ce qu’est…
-
Entre le début et la fin du film, le souvenir s’inscrit comme fil conducteur. Ainsi Bill garde toujours avec lui une bague de sa mère et une boîte à bijoux de sa sœur, comme pour se rappeler de sa famille.
-
Tout est dans le titre. Le film porte sur la danse, sur cet art dans son appréhension générique. Pour capturer l’essence de ce sixième art, on nous donne à voir ses interprètes, et la machination logistique qu’il implique.
-
Non content de proposer un point de vue rare sur l’une des problématiques les plus oubliées du quotidien d’un couple issu de la communauté LGBT+, Tout ira bien se révèle être un détournement habile du trope habituellement critiqué du “bury your gays”.
-
La Chambre d’à côté est un film pavé de contrastes. Il se détache de la filmographie du réalisateur pour prendre un aspect international. Mais plus qu’à des fins commerciales, la langue a son importance dans le récit même.
-
L’obsession de Bailey à tout filmer, à tout re-regarder, à percevoir le monde par la capture qu’elle en a fait, rappelle celle dont se revendiquent les plus grands cinéastes. Seulement, Bailey est issue d’un milieu populaire, elle filme selon ses codes et sa sensibilité,…
-
Inspiré du Conte de la Princesse Kaguya, anonyme sauf pour celles et ceux qui me devinent, je vais essayer d’écrire quelque chose que l’on pourrait qualifier de poème. J’ai foi en votre capacité à trouver ailleurs la critique ou l’éloge qui ne m’a pas…
-
Regard de Baptiste Hoarau Des points de lumière rouge sur fond noir, comme des lampions se reflétant sur l’eau, une jolie musique pop, qui donne envie de faire un teen movie, le travelling latéral s’amorce et puis… pléthore de fesses.Voici le choc initial que…






























