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  • Après avoir célébré les œuvres d’Agnès Varda et de James Cameron, la Cinémathèque s’est tournée vers celle, haute en couleurs de Wes Anderson. Mais, dans cette réduction à l’aspect matériel de son œuvre, où se trouve le cinéma, l’art du mouvement ?

    Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque (19 mars – 27 juillet 2025)
  • En filmant ces derniers instants de lycée, Guillaume Brac et son équipe capturent une mort – celle d’un groupe, d’un moment de vie, d’une jeunesse amenée à passer – et inscrit en son potentiel une renaissance – celle d’un avenir à venir, d’une promesse…

    Ce n’est qu’un au revoir
  • L’être se construit dans une multiplicité de références et de projections ; mais comme aucun film, aucune musique, n’évoquent de lesbienne, de butch ou de dyke, c’est à Sadie Benning de construire ses propres représentation et de se faire exister.

    Sadie Benning
  • Le style bon enfant et familial attire dans la salle, mais ne suffit pas pour tirer l’émotion, l’attachement, les larmes. Peut-être parce que tout cela n’est que l’expression d’un fantasme épuré qui ne garde de l’histoire vraie que ce que veut en garder un…

    Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
  • Le son devient marqueur de distinction sociale : il renvoie à la parole, opposant celui qui y a accès à celui qui en est privé. Mais ce travail ne se substitue pas à celui de l’image. C’est ainsi par son traitement chromatique que le…

    Un Monde
  • Sans doute In The Mood for Love, en faisant de la beauté un euphémisme et de l’euphémisme une volupté, pourrait-il se lire comme l’illustration d’un lent processus de floraison.

    In the Mood for Love
  • Par sa caractérisation fine et progressive de personnages nébuleux, La Convocation offre le portrait pessimiste d’une société dont les membres égoïstes n’agissent que pour se construire une image favorable auprès des autres. L’apparence avant l’être ; montrer plutôt que faire.

    La Convocation
  • Cette liberté la conduit à s’écarter des autres critiques, du consensus, de toute chapelle. Quiconque a le droit de ne pas aimer et de critiquer, pour peu que ce soit justifié et argumenté. Il n’y a pas d’œuvres intouchables.

    Ecrits sur le cinéma, de Pauline Kael
  • Tout est accessible, tout cohabite, tout s’entrechoque. Quelle place alors donner au vide, à l’absence, à la mort, quand on fait partie de cet organisme du trop-plein ? Le film saura répondre à cette question si vous vous la posez, alors laissez moi m’attaquer…

    Blue Sun Palace
  • Les nouveaux·elles réalisateur·ices ont peur que de tels films restent niche, ne circulent pas. C’est vrai en partie, mais le temps permet aux films de passer de main en main et d’exister. Mon travail se trouve dans ce dialogue avec les artistes, mon travail…

    Marcelo Caetano
  • S’il s’agit de rendre hommage à l’histoire du cabaret, la décision de mettre sous silence l’aspect comique, théâtral et même érotique de cet art du spectacle fait des performeur·euses les acteur·ices d’une fracture qui ne tient pourtant que de l’industrie et de ses institutions.

    The Last Showgirl
  • La caméra est là. Sa présence intrigue d’abord, les élèves la regardent comme un nouvel élève apparaissant à la rentrée. Peu à peu, elle s’installe comme une simple camarade, prenant sa place au point de s’effacer.

    Apprendre
  • Tout ça pour dire qu’il n’y a parfois peut-être pas besoin d’aller au-delà des commentaires en dessous d’une bande-annonce pour comprendre un film.

    L’attachement
  • La passion n’est jamais totalement expiée. Andrew ne verra jamais le jazz que par le prisme de la performance, de l’exposition de soi en dépit des autres. Il n’est plus un joueur dans un orchestre, il aspire à être une star et à effacer…

    Whiplash
  • Le film, dans sa cruauté imprévue, surprend une dernière fois, en accordant une ultime parole à son personnage. Une fois ce geste accompli, il n’a plus qu’à suivre Mahin dans son abandon, jusqu’à la voir lui tourner le dos, et l’abandonner aussi.

    Mon gâteau préféré
  • Finalement, le projet le plus orgueilleux est le film lui-même. The Brutalist, par sa durée, l’immensité de ses décors, et sa division par un entracte, propose une expérience unique, mais dont les failles perdent vite le public.

    The Brutalist
  • Il n’est pas anodin de parler de groupuscules violents d’extrême droite pendant que d’autres factions moins explicites séduisent l’électorat. Il est de fait assez perturbant de voir comment un phénomène de société peut si facilement se traduire au cinéma dans une situation personnelle, singulière,…

    Jouer avec le feu
  • Mustang est un film sur la liberté. Au gré de leurs escapades interdites, les personnages tentent d’échapper à la vie qu’on leur impose. Bien qu’il n’y ait pas de violence physique, on fait l’expérience avec les personnages des tortures psychologiques qu’on leur inflige.

    Mustang
  • Le dispositif de visionnage est intéressant. Il convoque la salle de cinéma pour y projeter une émission que l’on est habitué·e à regarder chez soi, changeant ainsi sa réception. Dans une salle, chaque rire est public, la fédération passe par l’humour, ou par le…

    Strip-Tease Intégral
  • Le problème des films autobiographiques est qu’ils sont tous faits par des cinéastes déjà assis dans leur profession. Quel écho, alors, chez le public de cinéma ? Francesca Comencini essaye de dévier le sujet du film vers sa relation avec son père. Elle prend…

    Prima la Vita
  • Willie survit. Pas Jojo. Willie refait sa vie. Pas Jojo. Peut-être que La Pampa pourra révéler à des personnes totalement déconnecté·es de la réalité ce qu’est l’homophobie et qu’il sera utile. Moi, j’ai été ramené·e à mes peurs, mes angoisses, sans que jamais le…

    La Pampa
  • Si la diffraction narrative crée curiosité et fascination, au lieu de l’agacement et de l’abandon, c’est qu’elle est portée et compensée par une indéniable maîtrise audiovisuelle. Le film se fait lieu d’émotions partagées, suscitées moins par l’histoire que par les moyens qui la captent.

    Lost Highway
  • À l’inverse de Whiplash (Damien Chazelle, 2014) on ne voit que très peu l’entraîneur à l’écran, sa présence est fantomatique : il hante les lieux et n’a pas besoin d’être là pour exercer son influence sur ses anciens élèves. Ses mots résonnent encore dans…

    Julie se tait
  • C’est drôle, le parallèle se fait tout naturellement dans ma tête entre Nosferatu et Babygirl, que j’ai vu et critiqué la semaine dernière. On la joue safe, donc paradoxalement on la joue viol : on la joue concours de phallus.

    Nosferatu
  • Les biopics qui prennent pour sujet une femme ont une portée sociologique dont l’importance dépasse les simples considérations cinématographiques. Entre approche intime et biais de genre, la ligne est fine.

    Maria
  • Si les films s’inspirent naturellement entre eux, La Forme de l’eau échoue à dépasser ses références. Son scénario n’offre rien d’original, même si certains clichés sont intégrés avec plaisir. C’est comme si tout était fait pour ne pas être trop fantastique, par crainte d’assimiler…

    La Forme de l’eau
  • Bienvenue dans une des plus belles injonctions contradictoires de la féminité hétéronormée au temps du féminisme libéral : sois forte, mais uniquement sur le papier, car c’est seulement au lit que tu trouveras le bonheur, quand tu seras mon objet.

    Babygirl
  • En recréant cette sensation particulière au voyage, Hiver à Sokcho fige la société coréenne dans un reflet tronqué, un miroir qui en épaissit les traits et qui parfois les déforme. Le regard de l’étranger, repris à l’écran par Yan Kerrand (Roschdy Zem), écrivain et…

    Hiver à Sokcho
  • Le PIAFF, Paris International Animation Film Festival, est un festival qui s’est déroulé du 16 au 19 janvier 2025 et auquel nous vous invitons à participer l’année prochaine ! Il propose chaque année et pour des prix variant de 6,80 (étudiant) à 9 euros…

    Alexis Hunot
  • C’est ce point qui pour moi différencie Mamma Mia! de la majorité des comédies musicales : puisque le film a été créé à partir des chansons d’ABBA, elles n’illustrent pas le récit, mais le font exister. Cette inversion est particulièrement jouissive, et écouter rétrospectivement…

    Mamma Mia